Mort d’un proche : « comment faire son deuil »

Rédacteur Masantesexuelle

Mort d’un proche : « comment faire son deuil »

Dans notre société, la mort et son chagrin demeurent tabous. En effet, dans notre culture du plaisir et du contrôle des émotions, la personne endeuillée dérange car elle rappelle ce que tous se forcent à oublier : la mort. Cela s’illustre à travers l’expression « faire son deuil », comme une invitation polie à surmonter une épreuve et à passer à autre chose. Mais toute personne qui a connu la mort d’un proche, sait à quel point cette expression ne reflète pas la réalité. Il s’agit d’un processus qui demande du temps, et qui nécessite non pas de « faire son deuil » mais de « vivre son deuil ».

« Laisser du temps au temps »

« Vivre son deuil » demande de vivre son chagrin. Il s’agit avant tout de s’autoriser à exprimer l’ensemble des émotions qui surviennent lors et après l’annonce d’un décès. Selon la psychanalyste Marie Frédérique Bacqué, auteure du livre Deuil à vivre (Odile Jacob, 2000), « il faut aller à travers le chagrin, avancer dans son deuil et l’intégrer ». Cela appelle au lâcher prise et à l’acceptation des émotions afin de laisser la place à la réalité de la perte. Jacob Rogozinski, auteur de Comment faire son deuil ? (2005) utilise l’expression « porter son deuil ». C’est d’ailleurs ce que les rituels nous aident à faire, comme porter du noir lors d’un enterrement et les jours qui suivent. C’est une manière de prendre sur soi ce qui est mort, le préserver et se le remémorer. Alors, avant de pouvoir faire son deuil, il est avant tout bénéfique de le porter. Certaines personnes préservent le flacon de parfum de la personne défunte, d’autres portent l’un de ses vêtements ou s’endorment avec sa photo. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas une manière de nier l’absence de l’autre, mais plutôt de lui dire au revoir. Et de prendre son temps pour le faire. Si « faire son deuil » correspond à oublier la personne défunte, « vivre son deuil » permet d’en garder un souvenir, de lui rendre sa singularité et d’accepter son absence.

Un équilibre entre être avec soi et être avec les autres

Se retrouver seul avec son chagrin est donc une étape nécessaire à la réalisation du deuil. Mais il ne s’agit pas non plus de se couper du monde. Au contraire, les proches sont la meilleure épaule sur laquelle s’appuyer durant cette épreuve. Même si la famille, les amis, l’entourage craignent d’être maladroits ou de brusquer la personne endeuillée, ils sont favorables de part leur écoute ou leur présence. De plus, la réalisation d’un deuil ne passe pas uniquement par s’autoriser à exprimer ses émotions, mais également par être reconnu dans sa souffrance par les autres. Une fois de plus, contrairement à ce que peut véhiculer notre société, cela ne nous assigne pas un statut de victime. Au contraire, cette reconnaissance offre l’opportunité à la personne de pouvoir rebondir et de reprendre sa vie en main. C’est ce qu’on appelle « la résilience ».

S’autoriser à demander de l’aide

Lorsque les proches et les amis ne sont pas suffisants, les psychologues sont les mieux placés pour accompagner une personne endeuillée. À condition, bien entendu, de s’autoriser à demander de l’aide. Oser aller chercher de l’aide revient à accepter que l’on n’y arrive pas seul et à mettre ses défenses de côté. C’est pourquoi de nombreuses personnes en souffrance se résignent à ne pas consulter, alors qu’il suffirait parfois d’un simple coup de pouce pour remonter la pente. De plus, il n’est pas nécessaire d’être complètement déprimé pour rencontrer un psychologue. Ce dernier peut être un accompagnateur durant une période de vie plus éprouvante qu’une autre, ou un médiateur qui pourra vous aider à éclaircir et mettre des mots sur vos émotions.

Groupes de paroles

Si la psychothérapie ne vous parle pas, il existe également des groupes de paroles dans lesquels vous avez l’opportunité de partager votre vécu avec d’autres personnes et entendre le leur. Même si une difficulté n’est pas comparable à une autre, vous n’êtes pas seul à traverser une épreuve. C’est là tout le bénéfice d’un groupe de parole : avancer ensemble, dans une expérience commune ; celle du deuil.

Concrètement :

Chaque personne traverse son deuil à sa manière et à son propre rythme. Si vous êtes concernés, il est indispensable d’écouter vos émotions et de vous donner du temps, mais également de vous faire aider si vous en ressentez le besoin. N’hésitez-pas à consulter l’un de nos psychologues pour obtenir des informations quant aux professionnels spécialisés dans ce domaine.



Bibliographie:

http://www.cairn.info/revue-rue-descartes-2005-2-page-89.htm

http://www.psychologies.com/Moi/Epreuves/Deuil/Articles-et-Dossiers/Accepter-letemps-

du-deuil/4La-force-du-lien-et-du-soutien

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