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La télé peut-elle être considérée comme un préliminaire sexuel visuel de choix?

Stéphanie Hannier



La télévision d’aujourd’hui n’est plus celle d’hier, et propose des représentations de l’individu poussées voire provocantes.

Nombreux sont ceux qui s’inquiètent de l’éducation des adolescents, de leur construction identitaire avec en filigrane une hypersexualité grandissante. Et quid des enfants, des adultes ?

Diplômée en relations publiques et sexologues, Florence De Bouyalski se propose comme une experte de choix sur ce sujet.

La véritable question est qui suis-je réellement et comment puis-je évoluer dans un contexte de reconnaissance constructive de mes pairs ? Parce que si l’on regarde de près le contexte télévisuel actuel, force est de constater que les messages sont multiples et poussés à l’extrême.

Florence, vous étudiez de près le rapport au corps des femmes, l’impact de l’image de manière générale. Comment se retrouve-t-on dans les "modèles" télévisuels actuels ?

F.D.B : "Dans le domaine télévisuel, et médiatique en général, l’image de la femme et celle de l’homme est physiquement magnifiée. Dans la publicité, et quel que soit le produit vanté, la femme apparaît dénuée de tout défaut physique. Idem pour l’homme. Ces critères physiques répondant ainsi aux idéaux de beauté actuels dans notre société occidentale. Le mot "idéaux" veut bien dire que la plupart des gens aimeraient ressembler à l’image qu’ils voient, mais ce n’est pour la plupart pas le cas… L’identification à la personne qu’ils regardent à l’écran n’est alors pas possible. Cela peut créer un sentiment d’être en décalage avec la société. Au-delà des idéaux physiques qu’elle véhicule, la publicité participe également aux stéréotypes du rôle social de chacun, comme la ménagère qui vante les poudres à lessiver par exemple. La publicité n’est pas la seule à véhiculer une image-stéréotypée de l’homme ou de la femme. Les séries TV ou la télé-réalité recèlent également beaucoup de stéréotypes physiques et sociaux selon les genres. On le remarque donc, les médias ont pris une grande place dans la construction de la culture et des idéaux d’une société, ils se sont ancrés dans la vie et la vision des gens. En effet, la télévision a une fonction de miroir de notre société actuelle.

Le problème aujourd’hui est que ce "miroir" à tendance à devenir un "miroir déformant", c’est-à-dire qu’il accentue les tendances de la société. Les médias donc, au lieu de refléter l’image de la société, dictent ce que la société doit être autant physiquement que socialement. Et la plupart du temps, les gens ne se retrouvent pas dans ces diktats. C’est là toute la problématique de notre époque."

Et la sexualité dans tout cela ? Les programmes télé donnent l’impression d’avoir été contaminés par la surenchère dont parlent les psychiatres. De la suggestion que nous retrouvions dans les clips, nous sommes passés dans un contexte plus sexuel et vulgaire, non ?

F.D.B. : "Ici aussi le "miroir déformant" que représente la télévision entre en jeu. On remarque que plus on avance dans le temps, moins les spectateurs se contentent d’images suggérées en matière de sexualité. On en veut toujours plus. Avec cette surenchère, les médias ont tendance à tomber dans de la vulgarité. Exemple ? Les clips vidéo de rappeurs entourés la plupart du temps de femmes à moitié nues qui se frottent à eux. Difficile de s’identifier à ces femmes. Et pour des jeunes en pleine construction de leur sexualité, ce message n’est pas bon à prendre car il déforme la réalité et peut faire croire que c’est ce genre d’attitude qu’il faudrait adopter pour susciter du désir. Le tout est de garder un esprit critique. En réponse à cette surenchère, les spectateurs sont de moins en moins dupes. On remarque d’ailleurs que certains médias surfent sur cette vague et mettent en avant des "Madame et Monsieur tout-le-monde" plutôt que des mannequins afin que les spectateurs puissent mieux se retrouver dans les images qu’on leur montre."

Comme on le constate, l’essentiel à retenir s’articule autour de deux points : la conscientisation d’une part, surtout à l’égard des enfants et adolescents, et la relativisation d’autre part. Surtout dans un sujet aussi sensible que celui de la sexualité.

F.D.B : "La télévision nous présente une certaine forme de sexualité, de sensualité, il est important que le public qui consomme ces images garde en mémoire qu’il ne doit pas pour autant chercher à atteindre ce modèle façonné par les médias. L’essentiel est de se tourner vers son propre corps, sa propre vie et de s’y sentir bien. On le sait, le fait d’accepter son corps, d’être bien dans sa peau a un réel impact sur la qualité de notre sexualité, sur le fait d’oser, de s’abandonner pendant l’acte sexuel. Il est donc important ici de se détacher des diktats des médias pour se reconnecter à son propre corps et gagner en confiance, en estime de soi. L’essentiel dans la sexualité, c’est le rapport à l’autre et à soi… Et donc à ce que le corps nous communique !"




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