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Que faire quand l'autre a peur de s'engager ?

Stéphanie Hannier



Ce n'est pas parce que l'on a des relations sexuelles avec une personne qu'il est un partenaire dans tous les sens du terme. Devant la peur de s'engager de l'autre, il faut agir car la realtion ne sera alors jamais harmonieuse... Une chronique de Stéphanie Hannier*, sexologue clinicienne.

« C’est compliqué… », « J’ai du mal à me laisser aller… » « Je ne suis pas sûr(e) de vouloir un truc sérieux », nombreuses et nombreux sont ceux et celles qui ont déjà pu entendre ces mots de la part de leur nouvelle conquête. Parfois, cela tombe à pic, parce qu’il s’agissait justement d’une personne qui ne nous convenait pas tellement. Mais à d’autres moments, cela devient un échec amoureux supplémentaire…Et pour certains, la liste est longue. Peut-on détecter des signes avant-coureurs ? Peut on se protéger de ce type de scénario ? Voici quelques petits coups de pouce pour profiter des rencontres sans avoir la peur au ventre.

Résistances et traumatismes

Les raisons du manque de motivation de quelqu’un face à l’engagement sont nombreuses. En sexologie clinique, les sexologues constatent que cela va de la rupture récente d’une relation sérieuse (qui bloque tout nouvel investissement amoureux) à la peur de s’engager.

Alors on peut raisonnablement comprendre qu'il faut du temps pour faire le deuil d'une relation passée et se sentir prêt à rencontrer quelqu’un d’autre.

Mais parfois on observe comme des « résistances » voire des « traumatismes ». Quand une relation précédente s’est mal passée ou qu’elle s’est mal terminée, qu’il y a eu de la manipulation (ou pire encore), certaines personnes semblent se lasser des relations et vivent en étant « assis entre deux chaises ». Ils s’engagent alors à moitié dans la relation, c’est-à-dire qu’ils sont investis physiquement parlant (ils sont « présents », veulent des relations sexuelles), mais beaucoup moins émotionnellement/sentimentalement. C’est comme si ils tentaient de se protéger « au cas où » (elle/il partirait, me tromperait, etc.)

Respecter mais savoir se faire respecter aussi

Ce n’est pas spécialement malsain car on peut avoir un certain nombre de protections saines en début de relation. Mais cela devient plus problématique quand la personne garde de grosses réserves, alors que les mois passent et se déroulent a priori bien. C’est souvent à ce moment que l’autre partenaire commence à se poser des questions et à se méfier : « J’ai beau être gentil et attentionné, rien n’y fait, c’est tout juste si elle ne s’éloigne pas davantage ».

Que faire ? Ne surtout pas insister lourdement ! A persécuter une personne en lui posant mille et une questions ou en s’imposant trop souvent, on crée ce que l’on craint (comme souvent en psycho) : l’éloignement. On a une tendance à croire que si l’on pose de plus en plus et de plus en plus souvent de questions, l’autre « ne pourra pas y échapper » et devra tôt ou tard y répondre. Erreur : c’est en général ce qui lui donne justement envie de fuir.

Mais il faut pouvoir se faire respecter également. Il ne s’agit de pas de devenir une « chose » que l’on trimbale de gauche à droite sans trop d’explications et de bienveillance. La meilleure stratégie réside certainement dans le fait de paraître le plus indépendant(e) et le plus relatif /ve possible face à un(e) partenaire hésitant(e). C’est une sorte de : « Je suis là et j’ai envie de passer du temps avec toi et de te connaître davantage. Mais si je ne sens pas cette motivation de ta part, bien que je respecte ton évolution, eh bien je m’en irai progressivement. Si tu me laisses partir, j’irai vers une autre histoire ».

Créer une perte

Très souvent, en prenant la distance que l’autre nous « impose », cela lui permet de prendre conscience de la perte potentielle (ce qui est difficile quand on envahit son cercle personnel, qu’il arrive à peine à respirer et à prendre le temps de réfléchir). Il peut alors vous laisser partir ou passer le pas de s’investir réellement. Qui plus est, en vous affirmant de cette manière, vous vous respectez au mieux. Risqué ? Oui, certainement. Mais ne vaut-il pas mieux le savoir plus tôt que trop tard ?

* Stéphanie Hannier est sexologue clinicienne et hypnothérapeute, elle travaille au centre paramédical Médéo de Huy et collabore au site masantesexuelle.com




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