Regarder du porno : c'est normal ?

Stéphanie Hannier

Regarder du porno : c'est normal ?

Lorsque l’on regarde un film pornographique, plusieurs éléments caractéristiques ressortent : une facilité déconcertante concernant le passage à l’acte, le fait de ne pas se protéger, le manque de tendresse entre les partenaires, certaines pratiques extrêmes, le fait d’arriver à l’orgasme en très peu de temps pour la femme et surtout la façon parfois brutale et avilissante dont elle peut être traitée. Cela dresse un tableau plutôt faussé de la sexualité et renforce les idées reçues quant au plaisir facile.
 

Suis-je normal finalement ?

Le risque est que certains hommes ou femmes puissent penser avoir des dysfonctionnements sexuels en se référant uniquement à ce que véhiculent ces films, alors qu’ils n’ont aucun réel souci. 

On peut aussi craindre que des hommes sans scrupules traitent systématiquement les femmes comme ils l’ont vu dans les films pornographiques. 
 

"Ce n'est pas malsain"

Néanmoins, la sexologue Florence De Bouyalski explique : "La pornographie n’est pas quelque chose de mauvais si elle est utilisée et interprétée à bon escient. C’est-à-dire qu’il faut prendre ces films comme servant à nourrir ses fantasmes et à se divertir. Il n’est pas malsain d’aimer regarder du porno de temps en temps seul… ou à deux. Le porno peut effectivement servir de support à un couple afin de faire monter l’excitation avant ou durant leurs rapports ».
 

Comme en témoigne les résultats d’une enquête de l’Ifop intitulée « Sexe, médias et société », pour 37% des couples, le fait de visionner un film pornographique suscite le désir. La consommation de produits pornographiques est assez conséquente et fréquente. En effet, l’enquête rapporte que "Parmi les Français qui ont déjà vu un film pornographique, un sur cinq (18%) en regarde au moins un par mois et un sur deux (48%) en voit de manière occasionnelle".
 

Il faut toutefois rester prudent et ne pas prendre à la lettre tout ce qui se fait dans un film porno.


Du porno très jeune

Idéalement, il ne faudrait pas que la pornographie soit utilisée comme la seule source d’éducation sexuelle chez les jeunes. Or, toujours selon l’enquête de l’Ifop, 42% des hommes et 35% des femmes ont visionné leur premier porno entre 15 et 19 ans, la période où l’on découvre et façonne sa sexualité. 

Il faut également garder à l’esprit que le porno reste une fiction et qu’il est à consommer comme tel. Il ne doit pas devenir la référence à laquelle vous comparez votre partenaire, ni même ses performances sexuelles. Soyez attentif à ce que votre partenaire vous communique lors de vos ébats sexuels. Cela vous permettra de vous ajuster ou de continuer ce qu’il/elle apprécie particulièrement et partir ensemble dans l’exploration de nouvelles sensations que la rencontre sexuelle propose.

 

Si vous souhaitez en savoir davantage sur ce sujet, n'hésitez pas à poser une question ou prendre contact à un de nos sexologues via le site www.masantesexuelle.com



Bibliographie:

Stéphanie Hannier

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