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Prévention SIDA : qu'en est-il aujourd'hui?

Rédacteur Masantesexuelle



30 ans après la découverte du VIH, le virus infectieux causant le SIDA, les méthodes de dépistage et de traitement ont évolué. Découvrez les informations principales sur les symptômes, les origines, la transmission, le dépistage et les méthodes de traitement du SIDA : comment s'en protéger, comment en guérir et vaincre la maladie.

Les symptômes du SIDA

Le SIDA est le nom de la maladie découlant de la contamination par le virus VIH. Les symptômes de la maladie, si cette dernière n'est pas traitée, se déclinent en trois phases. De manière générale, le SIDA entraîne une baisse progressive du système immunitaire du malade, qui devient alors sujet aux maladies dites "opportunistes",  car elles tirent parti de cette faiblesse immunitaire pour se déclarer. Si la première phase est repérable (elle s'apparente à une grippe), la seconde phase dure une dizaine d'années, et le patient séropositif ne s'en rend pas compte. La troisième et dernière phase est celle s'accompagnant des maladies dites opportunistes, qui peuvent finalement se révéler mortelles.

La première phase, appelée phase de primo-infection, est la période où le virus VIH se réplique de manière rapide. Il attaque particulièrement les lymphocytes T CD4+ (le nom des cellules du système immunitaire qui sont ciblées par le virus s’appelle LT4)  En les infectant à grande vitesse, les lymphocytes T CD4+ meurent brutalement. Les symptômes apparaissant durant cette période sont en général un violent mal de tête, accompagné de fièvre ; un sentiment de grande fatigue gagne le malade ; des éruptions cutanées peuvent également apparaître ; la personne infectée peut perdre du poids, et être sujette à des troubles digestifs. Les symptômes finissent finalement par reculer tandis que les défenses du malade s'organisent, et que son système immunitaire commence à secréter des anticorps luttant contre le VIH. Ses populations de cellules LT4 commencent à se reconstituer partiellement.

La seconde phase, appelée phase asymptomatique, est la période durant laquelle l'organisme et son système immunitaire luttent contre le virus VIH, sans que la personne séropositive n'en ressente aucun symptômes. La phase peut s'étaler sur une durée allant de 10 à 12 ans. A l'issue de cette phase, le virus finit par prendre le dessus sur les défenses de l'organisme. Les populations de cellules LT4, jouant un rôle prépondérant dans l'immunité du malade, vont, en même temps que la virémie augmente, diminuer considérablement.

La troisième phase, appelée phase SIDA, correspond au moment où le système immunitaire du malade devient complètement inopérant (on parle alors d'immunodépression ou immunodéficience). Elle survient lorsque les quantités de cellules LT4 s'effondrent totalement. Leur taux chute en deçà des 200 par millilitre de sang ; normalement, la concentration doit avoisiner, par millilitre de sang, les 1000 LT CD4+.

Le virus du SIDA n'étant pas toxique pour le corps en lui-même, c'est la déclaration de maladies opportunistes, de type infections ou tumeurs, qui pose problème. A la base bénignes, ou très rares, ces maladies vont profiter de l'absence de défenses de l'organisme pour s'étendre, et développer leur pouvoir pathogène. Certaines de ces maladies détectées durant cette période sont la cause de détection de l'infection au VIH pour un malade.

Certaines personnes dites contrôleurs naturels restent "asymptomatiques" (dans la phase n° 2) toutes leur vie. Ces personnes représentent moins d'1% des patients.

Comment vaincre le sida : la prévention de l'infection

Pour vaincre l'épidémie du sida, qui a fait en 30 ans plus de 25 millions de victimes à travers le monde, les chercheurs doivent anticiper et parer les transformations du virus, dont le taux de mutation est supérieur aux autres, pour espérer éradiquer la maladie.

Les états n'hésitent pas à investir et mobiliser des fonds importants pour permettre aux chercheurs de trouver de nouveaux traitements, mais aussi pour mettre en avant et communiquer sur toutes les formes de prévention possibles pour prévenir l'infection par le virus VIH. Prévention SIDA, par exemple, est une plateforme regroupant toutes les informations sur la prévention (les moyens de se protéger) mais aussi sur les traitements pour vaincre la maladie.

Les moyens de prévention sont assez nombreux, et ne cessent d'évoluer, et de nouveaux sont découverts ponctuellement. Le dépistage, rendu accessible facilement dans la plupart des pays développés, permet d'éviter la propagation du virus. Les personnes séropositives peuvent en effet devenir malgré elles des sources de contamination.

La prévention de la transmission par voie sexuelle est d'autant plus importante que la majorité des infections  par le VIH sont causées par un rapport sexuel. L'utilisation du préservatif avec un partenaire mal connu, ou qui ne connaît pas son statut sérologique, réduit ainsi considérablement les risques d'infection. Le préservatif peut être masculin ou féminin, car l'efficacité de ces deux moyens est avérée. Pour les personnes vivant par exemple avec une personne séropositive, et qui sont les plus exposées à l'infection, des moyens de prévention tels que les médicaments antirétroviraux existent.

De même, les gels microbicides peuvent diminuer les risques de contamination. Appliqués localement, ils diminuent les risques mais sont en revanche moins efficaces que les préservatifs.

Les femmes enceintes séropositives peuvent diminuer le risque de transmission à leur enfant, par la prise d'un médicament également antirétroviral lors du troisième mois de grosses. Si le risque d'infection est de 20 à 25% sans ce médicament, son usage réduit les risques à 5%. Aucun traitement totalement efficace n'existe pour le moment pour empêcher la transmission du virus de mère à enfant.

Si l'utilisation du préservatif n'est malheureusement pas encore automatique, des études prouvent que près de 90% des couples ayant leur premier rapport sexuel utilisent un préservatif. Ce pourcentage n'était que de 15% en 1985.

Dans certains pays, le premier vecteur de transmission du SIDA est le sang. En France, si l'affaire du sang contaminé a dans les années 1980 causé l'infection de nombreuses personnes (du sang infecté par le virus VIH a été transfusé à certains patients dans des hôpitaux français), les règles devenues drastiques ont évolué et tous les échantillons de sang sont systématiquement contrôlés.

La prévention est de mise dans les milieux hospitaliers, mais la contamination chez les consommateurs de drogue injectables par des seringues reste très élevée. Elle est dans certains pays la cause principale de la transmission du SIDA, alors que ce problème pourrait facilement être évité. Certains pays remédient à ce problème par la création de salles dites "de shoot", où les seringues sont stérilisées et à usage unique. Pour les toxicomanes, l'utilisation de seringues usagées reste un danger permanent, et la prévention est inexistante dans ce cas.

Les origines du VIH : historique de la pandémie depuis 1980

Plus de trente ans après sa découverte dans les années 1980, le virus à l’origine de plus de 30 millions de morts continue de faire débat. L’une des raisons principales porte sur l’origine même de la maladie.

Si le SIDA est aujourd’hui aussi présent au sein de notre espèce, la maladie n’en est pas pour autant le propre de l’Homme. Des études effectuées en 1985 sur le macaque rhésus ont ainsi démontré la présence depuis plusieurs millénaires d’une maladie aux similitudes troublantes chez nos cousins les singes. Ceux-ci sauraient été atteints de Virus d’Immunodéficience Simienne (VIS), proche parent voire ascendant du VIH lui-même. Au fil de l’évolution, le VIS a ainsi donné naissance à deux types de VIH (respectivement VIH-1 et VIH-2).

Au fil des années, les analyses convergent vers la déclaration du foyer infectieux au cœur de l’Afrique noire à la fin du XIXe, début du XXe siècle. La théorie dominante expliquerait le passage du singe à l’Homme au cours de parties de chasse de viande de brousse. Le virus aurait ainsi pu franchir la barrière des espèces par une simple morsure de singe infecté, une coupure ou encore l’ingestion d’une viande insuffisamment cuite. Le virus se serait ensuite rapidement répandu le long du fleuve Congo, jusqu’à Léopoldville, où sa transmission aurait bénéficié de tous les avantages de la grande ville.

Cependant la mutation soudaine et récente d’un virus présent chez les primates depuis des millénaires fait encore question. A celle-ci, le journaliste britannique Edward Hooper répond en reprenant la théorie développée par Louis Pascal depuis 1987. La contamination du singe à l’Homme aurait été l’une des conséquences d’une campagne de vaccination contre la poliomyélite conduite en Afrique noire dans les années 1950. Pour Hooper, ce vaccin aurait été conçu à partir de reins de chimpanzés infectés par un VIS mutant, venant ainsi contaminer les populations des villages vaccinés. Cette hypothèse, largement réfutée par la communauté scientifique pourrait cependant être remise en cause si la contraction humaine du virus s’avérait dater d’une période antérieure à 1950. Mais là encore, si la thèse est plausible, la preuve est délicate.

Découverte au début des années 1980, la pandémie du Sida se serait pourtant déclenchée de nombreuses années auparavant. Certaines études évoquent même la circulation du virus dès 1933. Plusieurs dizaines d’années auront été nécessaires à l’identification de cette maladie, permettant à celle-ci une expansion aussi vaste que démesurée.

Le premier cas documenté de ce que, plus tard, nous appellerons virus du VIH, date ainsi de 1959. Il est alors prélevé chez un homme congolais de Léopoldville, actuellement Kinshasa, à l’occasion d’une simple prise de sang. Si l’échantillon n’éveille pas les soupçons, ce n’est que quelques années plus tard qu’il révélera une souche virale. Il faudra attendre encore quelques années pour que celle-ci trouve un nom, ZR59. A cette époque, le déclenchement de nombreux cas de pathologies considérées comme rares intrigue de nombreux médecins. Les progrès de la recherche dévoileront quelques années plus tard, que tous ces cas furent provoqués par la présence du virus, affaiblissant le système immunitaire du malade et favorisant le déclenchement de maladies opportunistes.

La publication d’une étude américaine le 5 juin 1981, révèle les corrélations observées entre pneumopathie et affaiblissement du système immunitaire chez cinq jeunes homosexuels de Los Angeles. Ce jour de juin fait date et les Centers for Disease Control and Prevention marquent ainsi le commencement d’une longue et fastidieuse quête de compréhension de la maladie.

L’hypothèse d’une infection sexuellement transmissible ne tarde pas à faire surface, à mesure que se déclarent les nombreux malades. D’abord issus de la communauté homosexuelle et ayant eu de nombreux rapports, les malades se voient alors diagnostiqué de «gay-related immunodeficiency disease » (Grid). Mais l’identification des mêmes symptômes auprès de patients hétérosexuels conduit plus tard à revoir cette dénomination pour « acquired immunodeficiency syndrome » (AIDS), « Syndrome d’immunodéficience acquise » (SIDA) en français. 

Il faut ensuite attendre mai 1983 pour découvrir une première description du virus dans une revue scientifique. Transmissible par voie sexuelle, ou sanguine de la mère à l’enfant, le virus sera baptisé Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) en 1986. Malgré la découverte de cette corrélation, le nombre de personnes séropositives grandit d’année en année, exigeant la réaction des autorités sanitaires internationales. En 1987 l’ONU vote une résolution engageant l’ensemble des pays membres dans la lutte contre le Sida.

Depuis le début de l’épidémie, le VIH aurait entrainé la mort de plus de 30 millions de personnes. Mais les efforts fournis depuis quelques années dans la lutte contre la maladie ont enfin permis de stabiliser le nombre de séropositifs dans le monde. Les nouvelles infections ont quant à elles enregistré un très net recul, passant de 5,8 millions de nouvelles infections sur l’année 1998 à 2,7 millions en 2008.

Les modes de transmission du VIH

Le virus du VIH se transmet par voie sexuelle, par voie sanguine, ou encore par le lait maternel (de mère à enfant). En période de grossesse, le sang est également vecteur de transmission du virus entre la mère et son enfant.

Le SIDA est une IST, c'est à dire une infection sexuellement transmissible. Les rapports sexuels restent le vecteur de contamination le plus important dans le monde. Si le sperme et les sécrétions vaginales sont des vecteurs de contamination à haut risque, les études tendent à prouver que les pratiques sexuelles telles que la fellation ou la pénétration annale réceptive sont peu risquées en terme de probabilité de transmission (selon ces études, de 0,005% à 5% de risque d'infection par ces voies. Autre statistique, les femmes ont selon les études scientifiques plus de chance d'être infectées que les hommes, même si les écarts sont faibles. De manière générale, une étude de 2012 situe la probabilité d'être contaminé par le VIH lors d'un rapport sexuel avec une personne séropositive autour d'une chance sur 900, ce chiffre variant en fonction de certains critères tels que la charge virale du partenaire séropositif, ainsi que son âge.

Dans le cas d'un rapport non protégé par pénétration vaginale, un homme séropositif peut potentiellement transmettre le virus VIH au moment où les sécrétions de sa prostate et/ou son sperme contaminé entrent en contact avec les sécrétions vaginales de sa partenaire. Chez cette dernière, le virus se dépose sur ces sécrétions puis va rejoindre sa circulation sanguine, infectant ainsi tout le corps. Lorsque c'est une femme séropositive qui a le même type de rapport avec un compagnon, ses sécrétions vaginales imbibent le pénis masculin et peuvent remonter dans son système sanguin via l'urètre. Lors de la pratique de rapports de type urogénitaux ou anaux, le virus est transmis par les sécrétions sexuelles, qui passent dans le système sanguin via des lésions internes, se propageant dans tout le corps par cette voie.

L'échange d'une dose de sang est également un vecteur de propagation rapide, et la transfusion de sang contaminé est une cause importante de transmission du virus VIH. Lors d'une transfusion de sang contaminé, le risque d'une infection atteint 90%. L'échange de sang lors d'un accouchement (entre la mère séropositive et son bébé) est aussi un risque non négligeable d'infection : le risque de transmission à ce moment atteint (s'il n'y a pas de traitement adéquat) 20 à 25%.

L'intrusion d'un matériel contaminé par le virus dans la circulation présente également un risque fort d'infection de nouvelles personnes. Le matériel d'injection infecté, qu'il soit un moyen de transfusion sanguine, ou un outil de consommation de drogue par intraveineuse par exemple, entraîne un risque de contamination de 0,7% : on pense notamment aux seringues, mais la roulette d'un tatouer peut également être un vecteur de transmission du virus.

Enfin, si en théorie le sang de la mère et celui du fœtus ne sont pas censés se mélanger pendant la grossesse, ni au moment de l'accouchement, le lait d'une personne séropositive contient également le virus VIH et peut donc engendrer une contamination à son enfant. De manière paradoxale, ce lait contiendrait cependant certains sucres limitant en théorie l'infection.

Le dépistage du VIH

Plusieurs techniques existent pour dépister l'infection par le virus VIH, et leur efficacité n'est plus à prouver. La marge d'erreur n'étant toutefois pas à négliger, deux tests doivent confirmer la séropositivité d'un patient. Certains tests peuvent maintenant se pratiquer à domicile, mais la plupart des tests encore pratiqués se font en laboratoire.

Les tests dits "salivaires", réalisables à domicile, s'appuient sur le fait que le VIH, s'il ne peut se transmettre par la salive, est tout de même présent en petite quantité par ce fluide. Si leur fiabilité est très bonne (99%) pour les personnes dites à risques, leur marge d'erreur se monte à 3% pour les personnes n'étant pas à risques. Ces résultats avaient jusque-là été jugés trop peu fiables pour autoriser une mise en vente sur le marché, mais les autorités américaines ont finalement décidé de commercialiser ces tests sur le marché. La France a récemment autorisé la mise en vente de ces autotests. Ils évitent ainsi les refus de dépistage de certaines personnes, trop gênées pour se rendre dans les établissements spécialisés.

Le test dit "Elisa" est le test de dépistage du virus VIH le plus répandu, et est recommandé par les autorités sanitaires françaises notamment. Ce test s'appuie sur la détection des complexes immuns se formant à la suite d'une liaison entre l'anticorps et son antigène : il peut ainsi détecter et la présence d'anticorps anti-VIH dans le sang, mais également l'antigène dit "p24", spécifique au SIDA : cette double vérification est son point fort. Dès 6 semaines après la contamination, ce test permet de déceler l'infection.

Son fonctionnement est simple : le test ne détecte pas le virus lui-même mais la réaction immunitaire qu'il provoque. Les biologistes recherchent dans le corps du patient des anticorps spécifiques  qui sont dirigés vers les virus VIH-1 et VIH-2. La présence de p24, cette protéine antigénique retrouvée au sein de la capside du virus, est la deuxième vérification.

Pour vérifier la présence des anticorps contre les virus VIH-1 et -2, on dépose (chez le patient) au fond d'un puits quelques antigènes du VIH-1 et -2. Si les anticorps qui y correspondent sont déjà présents dans le sang, ils se fixeront sur les antigènes, et le test sera alors positif.

Pour vérifier la présence de la protéine antigénique p24, on place, toujours au fond d'un puits, plusieurs anticorps spécifiques à la protéine p24, contenant une enzyme, dont un substrat permet de colorer le puits si la protéine s'y fixe. Si p24 est absent, le milieu ne changera pas de couleur et le test sera négatif.

Le test dit "Western Blot" permet notamment de vérifier le test Elisa. Il se base sur la séparation des protéines d'un échantillon, par électrophorèse. Par cette technique on peut réaliser la migration des protéines issues d'un échantillon de sang et ainsi mettre en évidence certaines protéines virales. Ce test permet de savoir si l'infection est entraînée par le virus VIH-1 ou VIH-2. Cette étape est d'autant plus importante que les traitements varient selon la source de l'infection.

Les méthodes de traitement du SIDA

A l’inverse de la majorité des maladies communes, le VIH démontre encore aujourd’hui une résistance certaine aux différents vaccins préventifs et thérapeutiques qu’on lui oppose. En effet, le SIDA étant reconnu pour la lenteur de sa déclaration, les scientifiques se sont rapidement penchés sur la possibilité de permettre au malade de développer une immunité alors même que le virus a déjà pénétré l’organisme. Malheureusement, la complexité du virus et sa variété actuelle rendent la vaccination extrêmement difficile. Le RV 144, testé pendant six ans sur plusieurs milliers de volontaires aurait cependant protégé 31% d’entre eux contre l’infection par le virus du SIDA. Une réussite partielle mais encourageante pour les scientifiques, qui espèrent pouvoir utiliser ses résultats pour stimuler chez les personnes non infectées des anticorps neutralisants à large spectre. Mais, dans ce domaine, la recherche  demandera encore de nombreuses années avant d’aboutir à une solution concluante.

Pour autant, d’autre traitement existent et font leurs preuves chaque jour. Depuis 1987, l’agence américaine du médicament autorise officiellement le traitement par antirétroviraux. Ces médicaments ciblent des molécules propres au virus pour combattre l’infection. Des traitements qui permettent de guérir l’infection, en fonction de la phase du cycle viral. Ils visent le double objectif d’abaissement de la charge virale et de reconstitution progressive de tout ou partie de la population de lymphocytes T CD4+ présente dans le corps.

Chacun de ces traitements antirétroviraux connaît cependant une efficacité relative du fait de la mutation et de la résistance du virus. La combinaison de plusieurs traitements agissant à plusieurs niveaux du cycle du VIH permettrait de limiter le risque d’échec. Cependant, le VIH n’est pas exterminé par le traitement, il entre en effet dans un état de latence, l’arrêt du traitement provoquant la résurgence du virus.

Ces traitements à vie sont donc lourds et coûteux mais ils engagent également de nombreux effets indésirables tels des maux de tête, des vomissements, des insomnies, l’anémie ou la chute de cheveux. Aussi, la communauté sanitaire internationale insiste chaque année sur la nécessité de limiter les risques de contamination grâce à des démarches préventives aujourd’hui bien connues. Parmi elles, le test de dépistage du VIH, l’utilisation de préservatifs (masculin ou féminin) lors de tout acte impliquant les organes génitaux ou encore l’utilisation de seringues stériles à usage unique restent les fondements de la lutte contre la propagation du virus, et ce sont ces efforts qui à terme permettront de vaincre le sida.

L'avenir de la lutte contre le SIDA

Si pendant plusieurs années vaincre le SIDA paraissait impossible, et les chances de guérir inexistantes pour le malade, la découverte des trithérapies a changé la donne. L'augmentation des moyens contraceptifs, qui permettent de se protéger durant les rapports sexuels, ont permis sinon de vaincre la maladie mais au moins d'en limiter l'expansion. Si la pandémie est toujours d'actualité en Afrique et en Asie du Sud-Est, l'OMS a pour objectif de fournir les moyens de traitement nécessaires à 15 millions de personnes à travers le monde d'ici à la fin de l'année 2015.

De nouvelles thérapies pourraient également émerger, grâce à la recherche menée par les scientifiques, pour combattre plus durement le virus VIH. Si les vaccins ne peuvent totalement éradiquer la maladie, ils réduisent les risques de propagation et aider le quotidien des séropositifs.

L'avenir de la lutte contre le SIDA passe également par la prévention, dont les actions sont relayées grâce aux plateformes telles que SIDA Info Services, unAIDS, AIDES ou encore Prévention SIDA. Prévention SIDA, site internet d'information sur le virus et la maladie, communique sur les actions menées pour la lutte contre la maladie, informe sur les moyens de prévention et de guérison, propose un service d'appel gratuit, etc ...



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