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Le plaisir vaginal

Stéphanie Hannier



Une grande majorité de femmes n'obtiennent pas d'orgasme par pénétration du pénis dans leur vagin (70 %). Mais cette estimation doit être affinée car cela dépend de plusieurs facteurs tels que l'âge, le nombre de partenaires, etc. Ensuite, si en début de vie sexuelle le vagin somnole, il s'éveille ensuite progressivement et par apprentissage pour atteindre sa maturité vers 30-35 ans, voire plus.
 
Le plaisir vaginal : le contact (frottement du pénis et de son gland précisément sur la muqueuse vaginale) avec les doigts, un objet ou un accessoire érotique, la réplétion (“remplissage” de la cavité vaginale par le pénis – ici c'est plus le diamètre de l'organe mâle que sa longueur -), le heurt des parois vaginales où se trouvent le col et les culs-de-sac vaginaux. Spontanément le gland va buter dans le cul-de-sac postérieur particulièrement sensible. La nature a fait le vagin plus court que le verge : le col est à 6 cm de l'entrée vaginale, le cul-de-sac postérieur à 8 cm; même si on ajoute un allongement de vagin de 2 cm par l'excitation, il reste encore de la marge pour la quasi-totalité des pénis.
 
Ce qui est importe est la “congruence”, c'est à dire l'ajustement au plus près entre le pénis et la cavité vaginale, ou plus précisément entre le diamètre de l'un et de l'autre, ce qu'on peut obtenir soit en prolongeant la durée des préliminaires puis du coït ou en demandant à la femme de travailler sur les muscles qui entourent le bas vagin. L'homme peut apprendre à “viser” avec son pénis afin de buter contre les différents points érotiques : il faut pour cela varier l'angle de pénétration et sa profondeur tout en visualisant la situation de ces points. La femme, quant à elle, peut bouger et orienter son bassin de différentes façons afin de présenter au gland ami les différentes facettes de sa précieuse caverne.
 
Réponses à la stimulation vaginale : l'intumescence pendant laquelle les tissus érectiles formant la seconde gaine autour de la cavité vaginale se gonflent de sang (le désir crée la turgescence qui crée un désir encore plus grand à son tour). L'intumescence de la femme persiste longtemps (30 minutes au moins après l'orgasme), alors que l'homme entre aussitôt dans la phase réfractaire et perd sa turgescence en quelques minutes. C'est pourquoi la femme reste en désir et peut renouveler ses orgasmes si elle le veut. Vient ensuite la phase de lubrification au cours de laquelle la paroi vaginale redouble d'abondance quand la caresse s'adresse à elle ("l'eau de roche" - ou cyprine - apparaît par transsudation). La cavité vaginale se transforme par le resserrement du tiers inférieur du vagin, une ballonisation des deux tiers supérieurs (montgolfière) et l'ascension de l'utérus. Puis le bas du vagin s'ouvre, le haut se resserre et la cavité prend la forme d'un A. La femme sent très bien le resserrement du haut du vagin sous la forme d'une poussée vers le haut. L'utérus (corps et col) descendent de quelques centimètres dans le vagin et se contracte de façon rythmique. Les muscles du périnée se contractent de façon cadencée au moment de l'orgasme puis c'est la détente qui est plus profonde et donne une impression de satisfaction plus grande que dans l'orgasme clitoridien.
 
Ce que les femmes ressentent lors du coït : les femmes disent que l'orgasme est plus long à venir ; il faut plusieurs minutes voire plusieurs dizaines de minutes. Elles le ressentent dans toute l'étendue du vagin (l'entrée, le canal et le fond) et aussi dans tout le bassin dont les organes sont contigus au vagin. D'après les femmes, c'est la qualité du plaisir qui distingue l'orgasme vaginal : il est plus “plein”, plus complet, plus satisfaisant, plus agréable, plus riche en sensations multiples, plus apaisant, plus génial dans le sens où il a une dimension relationnelle et émotionnelle.
 
Auto-érotisation du vagin : D’après Masters et Johnson, “94 % des femmes qui ne se masturbent pas n'ont pas d'orgasme vaginal”. Il y a d'abord la stimulation clitoridienne qui provoque des réactions plus intenses et envahissantes dans le vagin. A la longue va s'instaurer une conscience du vagin, laquelle sera particulièrement nette quand apparaitra le désir vaginal qu'elle ressentira comme un besoin d'être comblée. La stimulation clitoridienne va donner à la femme l'expérience de l'orgasme et donc une référence pour ses autres recherches, cela va lui révéler sa capacité orgasmique et lui apprendre ce qu'il faut faire. Le clitoris est donc l'éveilleur et le révélateur de la sensibilité sexuelle ; l'auto-caresse semble donc être une initiation indispensable. Cependant, si la femme se limite exclusivement à la stimulation du clitoris, elle risque de ne jamais découvrir le plaisir vaginal. Il y a aussi la stimulation clitoridienne associée à une stimulation vaginale dont le but est d'obtenir un orgasme clitoridien alors que le vagin est occupé ; il peut se créer ainsi un conditionnement entre plaisir orgasmique et vagin. C'est comme si l'on tentait de “greffer” l'orgasme sur le vagin. Attention cependant au risque « d’obligation » de stimulation du clitoris pour atteindre l’orgasme par la pénétration.  Il existe enfin la stimulation directe du vagin. Certaines femmes arrivent à jouir à la stimulation exclusive du vagin.
 
 
Concrètement :
 
  • L’érotisation du vagin se réalise au fil des années et des expériences.
  • Une bonne connaissance du vagin et de son fonctionnement est importante.
  • Le temps de pénétration doit être de quelques minutes au moins pour que la plupart des femmes atteignent l’orgasme.
  • Les pressions sont plus efficaces que le frottement de la paroi vaginale.
  • L’abandon, le laisser-aller, la « réceptivité » de la femme à la rencontre sexuelle est une condition essentielle pour atteindre l’orgasme

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Bibliographie:

LELEU G., “Les secrets de la jouissance au féminin”, Ed. Leduc, 2011.

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