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Point G et autres points de plaisir

Stéphanie Hannier



La perle de Vénus ou Point G
 
“G” vient de Grafenberg, nom du médecin qui l'a découvert, bien que ce point était déjà connu depuis des millénaires (les chinois par exemple l’appelaient “la perle noire”). En Occident, on a nié son existence en raison de la répression de la sexualité féminine par la société. Il a fallu attendre les recherches d'Alice et Harold Ladas en 1977 confirmés par John Perry et Beverly Whipple en 1980 pour que le point soit reconnu officiellement.
 
Une sensibilité à éveiller : le plus souvent le point G reste virtuel, c'est à dire non éveillé et donc peu ou pas sensible. Bien évidemment, il s'éveillera à force d'être stimulé, mais même devenu sensible il demandera toujours à être stimulé longtemps. Notons qu'une sensibilité limitée peut être due à des blocages : répression sexuelle dans l'enfance, expérience sexuelle malheureuse.
 
A la recherche du point G, repérage par la femme elle-même : il se situe sous la vessie, derrière l'os du pubis et derrière l'urètre. Il est à mi-distance entre l'entrée du vagin et le fond, c'est-à-dire à 4 cm de l'entrée. Mais on peut aussi le trouver à l'entrée ou au fond selon les variétés de la nature. On peut le repérer par le toucher en vidant sa vessie et en insérant un doigt (le médius étant le mieux). A 4 cm, on peut sentir une zone un peu moins lisse ou même carrément rugueuse, faite en réalité de petits plis parallèles. Il faut la frotter fermement, plus vigoureusement qu'il ne l'est fait pour le clitoris, la frotter avec la pulpe du doigt replié vers l'avant, longtemps voire très longtemps. Si on est bien sur le point G, la femme éprouvera une envie d'uriner même si cela reste à l'état d'envie puisque la vessie aura été vidée précédemment.
 
La première fois, la femme peut ne rien ressentir, voire même une sensation désagréable, mais à force de se stimuler le plaisir viendra un jour. En explorant la zone, la femme pourra sentir les différentes parties du point G : le corps, les contours ou rebords, les gouttières de chaque côté, la queue qui peut se prolonger en haut jusqu'à trois phalanges de profondeur.
 
Repérage par l'homme : il est préférable que la femme ait fait auparavant sa propre exploration afin qu'elle puisse guider l'homme. Il procède de la même manière (après un "hommage" au clitoris), en introduisant un doigt avec douceur et subtilité et en frottant fermement la zone. Il jugera de la justesse de son action si la femme ressent un besoin d'uriner, si elle ressent une impression bizarre voire plus ou moins agréable et si la zone gonfle (prenant l'aspect d'une bosse) et que les plis s'épaississent.
 
Caresser le point G, tout un art : cela peut se réaliser par la femme elle-même avec ses doigts, un godemiché ou un vibromasseur. Certains godemichés spéciaux sont arqués vers l'avant de façon à toucher le point G situé sur la face antérieure du vagin, d'autres possèdent deux renflements (l'un destiné au corps du point G et l'autre à sa queue). Cela peut aussi être fait par l'homme avec ses doigts, ce qui peut permettre un plaisir extraordinaire par la transe orgasmique double. Il s'agit de stimuler alternativement le clitoris et le point G.
 
Positions favorables au point G : la position de la lionne ou levrette tout d'abord, au cours de laquelle la taille des fémurs de chaque partenaire va faire que l'homme abordera le vagin à un niveau plus ou moins haut et contactera plus ou moins bien le point G. La situation la plus favorable c'est un homme un peu plus grand que la femme car “l'angle d'attaque” du pénis le fera heurter la face intérieure du point G en plein point G. La position d'Andromaque ou de la Cavalière qui a pour avantage de permettre l'introduction d'un pénis à demi érigé/flaccide ou de taille réduite qui peut tout de même stimuler le pénis. La position du missionnaire ensuite, dans sa variante jambes en l'air, dont l'axe de pénétration conduit le gland sur le point G. La position du tabouret, enfin, lors de laquelle la femme, sur un tabouret, a les cuisses écartées et enserre la taille masculine.
 
Un orgasme prodigieux : tandis que le clitoridien s'accompagne d'une dilatation en montgolfière du haut du vagin et d'un rétrécissement vers le bas, dans l'orgasme du point G c'est le contraire : le haut du vagin se resserre, chassant vers le bas les doigts ou la verge qui s'y trouvent, tandis que le bas s'écarte, le tout figurant un A.
 
Ce que les femmes ressentent : par rapport à l'orgasme clitoridien, l'orgasme de la zone G est plus intense, plus puissant et se ressent plus profondément, s'étend plus loin dans le corps en vagues déferlantes. De plus, l'émotion qui l'accompagne est plus importante et entraîne des mots plus forts, des cris plus forts et des apnées. Parfois l'orgasme s'accompagne "d'éjaculation féminine", ce qui accroît les sensations et les émotions.
 
Blocage : quand le point G se révèle insensible, il se peut que cela soit dû à un blocage psychique lié au souvenir d'un évènement pénible voire douloureux. Cela peut être un acte sexuel forcé, le comportement agressif ou décevant d'un partenaire passé ou présent, le résultat d'une éducation familiale répressive ou le fruit d'une culture religieuse émettant des messages négatifs sur la sexualité et sur le corps en général. Les femmes qui ont subi des gestes sexuels à contrecœur sont parfois profondément blessées. Pour ne plus souffrir, pour se protéger et aussi par rancœur, elles anesthésient leurs organes sexuels et entre autres leur zone G. Elles installent dans les muscles de la sphère sexuelle et spécialement au niveau du muscle pubo-coccygien (le muscle du "bonheur" pour rappel) des contractures qui les empêchent de battre en cadence comme ils le font au cours de l'orgasme (blocage de la circulation d'énergie).
 
Et déblocage : par la psychothérapie afin que les femmes pansent leurs blessures et dénouent leur corps.
 
D'autres étoiles secrètes
 
La constellation vaginale comprend d'autres points comme le point A de la face antérieure du vagin, le point P de la face postérieure et les points profonds du col utérin et des culs-de-sac vaginaux dont le point C.
 
Point A de la face antérieure : situé sur la face antérieure du vagin, au-dessus du point G, à mi-distance entre celui-ci et le cul-de-sac vaginal antérieur. Il serait un prolongement de la queue du point G. La recherche du point A est facilitée grâce à la stimulation préalable du clitoris, lorsque les deux tiers supérieurs du vagin sont dilatés en montgolfière. On note que toutes les femmes peuvent l'atteindre avec un godemiché de taille moyenne.
 
Point P de la face postérieure : situé sur la face postérieure du vagin, à mi-distance entre l'entrée et le cul-de-sac vaginal postérieur. Sa sensibilité lui est propre et lui vient aussi de sa contiguïté avec le rectum : la paroi qui sépare le vagin est biface, en avant elle porte la muqueuse vaginale postérieure, en arrière elle porte la muqueuse rectale antérieure.
 
Les orgasmes profonds : la stimulation des culs-de-sac (sillon circulaire qui se trouve entre le col et le haut du fourreau vaginal) déclenche des sensations voluptueuses particulières qui peuvent culminer en un orgasme plus souvent volcanique que doux. Sans doute parce que la muqueuse de ces zones est riche en capteurs sensitifs ; en particulier les culs-de-sac vaginaux très innervés à leur attache sur le col. La vive émotion que la femme ressent et la douleur viscérale des sensations viennent de ce que les culs-de-sac se laissent légèrement distendre ébranlant quelque peu les viscères contigus et le péritoine voisin. La stimulation du col donne le même genre de sensations “viscérales” mais renforcées car, lorsque l'utérus est ébranlé, les viscères alentours et le péritoine qui les entoure sont encore plus ébranlés.
 
 
Concrètement :
 
  • Les parois de la cavité vaginale portent une véritable constellation de points érogènes, des zones car ils occupent une certaine surface.
     
  • On distingue le point G et les points E, A, C et P que la femme et/ou son partenaire peut/peuvent apprendre à connaître et dont elle/ils peut/peuvent bénéficier. 

Si vous souhaitez en savoir davantage sur ce sujet. N'hésitez pas à prendre contact ou poser une question à un de nos sexologues.



Bibliographie:

LELEU G., “Les secrets de la jouissance au féminin”, Ed. Leduc, 2011

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